Contexte :
« Oh! les choses les plus simples; je ne me mets pas martel en tête pour des impossibilités ou des idées folles; non, mais la liste stricte de ce qui pourrait survenir suffit à m’affoler. »(1)
MARTEL
nom masculin
« Se mettre martel en tête. S’inquiéter.
NOTE Le mot ne s’emploie que dans cette locution où il reste invariable. »(2)
« LOCUTION […] SE METTRE MARTEL EN TÊTE : se faire du souci. »(3)
« [Vieux] Marteau. »(4)
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(1) [VIAN, Boris (1953). L’arrache-cœur, version électronique , p. 157.]
(2) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(3) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]
(4) Antidote HD, v6.1, Druide informatique inc.
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mardi 24 février 2015
mercredi 24 décembre 2014
Mot à usage unique? — no 5 : aloi
Inspiré par mon propre titre de billet de dimanche dernier, je me suis demandé si le nom aloi pouvait être utilisé autrement que dans l’expression de bon/mauvais aloi.
ALOI
nom masculin
« De bon, de mauvais aloi. De bonne, de mauvaise nature, qualité. Plaisanterie de mauvais aloi. Succès de bon aloi.
NOTE Le mot ne s’emploie que dans cette locution. »(1)
« De bon, de mauvais aloi, de bonne, de mauvaise qualité : Une plaisanterie de mauvais aloi; qui mérite, ou non, l’estime : Un succès de bon aloi. »(2)
« 1. VIEUX Alliage. SPÉCIALEMENT Titre légal (d’une monnaie, d’un article d’orfèverie). 2. LOCUTION ADJECTIVALE De bon, de mauvais aloi : de bonne, de mauvaise qualité, qui mérite, ne mérite pas l’estime. »(3)
Seul le Petit Robert nous fait état d’un autre sens que celui de « la bonne ou la mauvaise qualité », soit un usage « vieux », lié à la monnaie et à l’orfèverie.
En farfouillant davantage, je suis tombée sur les infos suivantes :
-----
(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [Le petit Larousse illustré 2012, édition limitée, éditions Larousse, Paris.]
(3) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]
(4) Wikipédia
ALOI
nom masculin
« De bon, de mauvais aloi. De bonne, de mauvaise nature, qualité. Plaisanterie de mauvais aloi. Succès de bon aloi.
NOTE Le mot ne s’emploie que dans cette locution. »(1)
« De bon, de mauvais aloi, de bonne, de mauvaise qualité : Une plaisanterie de mauvais aloi; qui mérite, ou non, l’estime : Un succès de bon aloi. »(2)
« 1. VIEUX Alliage. SPÉCIALEMENT Titre légal (d’une monnaie, d’un article d’orfèverie). 2. LOCUTION ADJECTIVALE De bon, de mauvais aloi : de bonne, de mauvaise qualité, qui mérite, ne mérite pas l’estime. »(3)
Seul le Petit Robert nous fait état d’un autre sens que celui de « la bonne ou la mauvaise qualité », soit un usage « vieux », lié à la monnaie et à l’orfèverie.
En farfouillant davantage, je suis tombée sur les infos suivantes :
« À l’origine, l’aloi venait du verbe allier, dont la forme ancienne était aloyer, l’aloi étant la quantité de métal précieux présent dans les alliages servant à la fabrication des pièces de monnaies.Ainsi, il semble qu’aujourd’hui, aloi n’ait plus d’autre usage que celui de la bonne ou de la mauvaise qualité.
Les seigneurs du Moyen Âge pouvaient « battre monnaie ». Pour s’assurer que la pièce était de bon aloi, on la faisait tomber sur une surface dure pour la faire sonner, la clarté du son donnant une indication devant permettre de distinguer la fausse monnaie, ou à tout le moins la qualité du métal.
Cette méthode empirique s’effacera un peu plus tard avec l’apparition d'une petite balance de précision, le trébuchet. L’usage combiné de ces deux méthodes donnera jour à une autre expression concernant la monnaie [:] “les espèces sonnantes et trébuchantes”.
De nos jours[,] l’expression de bon aloi est encore utilisée au sens figuré, signifiant : conforme au bon goût ou au bon sens, mesuré. »(4)
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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [Le petit Larousse illustré 2012, édition limitée, éditions Larousse, Paris.]
(3) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]
(4) Wikipédia
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samedi 28 janvier 2012
Le mot nouveau du samedi
Contexte :
«Quatre filles de Toronto en goguettes qui veulent aller se coucher dans leur Hollyday [sic] Inn du centre-ville.»(1)
GOGUETTE
«n. f. LOC. FAM. EN GOGUETTE : émoustillé, légèrement ivre. Être en goguette. Des invités en goguette, disposés à s’amuser, à faire la fête.»(2)
«n. f. – Être en goguette. (FAM.) Être légèrement ivre, en gaieté. NOTE. Le mot ne s’emploie que dans cette locution.»(3)
-----
(1) [LALONDE, Pierre-Léon (2009) Un taxi la nuit, tome II, Les éditions du septentrion, Sillery, p. 108.]
(2) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]
(3) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
«Quatre filles de Toronto en goguettes qui veulent aller se coucher dans leur Hollyday [sic] Inn du centre-ville.»(1)
GOGUETTE
«n. f. LOC. FAM. EN GOGUETTE : émoustillé, légèrement ivre. Être en goguette. Des invités en goguette, disposés à s’amuser, à faire la fête.»(2)
«n. f. – Être en goguette. (FAM.) Être légèrement ivre, en gaieté. NOTE. Le mot ne s’emploie que dans cette locution.»(3)
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(1) [LALONDE, Pierre-Léon (2009) Un taxi la nuit, tome II, Les éditions du septentrion, Sillery, p. 108.]
(2) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]
(3) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
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mercredi 2 novembre 2011
Mot à usage unique? – no 4
Cette semaine, puisqu’il s’agit d’une expression que j’entends souvent dans les nouvelles météo ces temps-ci, je me suis demandé si on pouvait utiliser l’adjectif diluvien(ne) ailleurs qu’à propos de la pluie.
DILUVIEN
«adj. 1. Qui se rapporte au déluge. 2. Torrentiel. Des pluies diluviennes.»(1)
«1. DIDACT. ou LITTÉR. Qui a rapport au déluge. 2. COUR. Pluie diluvienne, très abondante. → torrentiel; déluge.»(2)
Comme notre adjectif semble intimement lié au déluge, allons voir dans quels contextes on peut utiliser le terme déluge. Peut-être cela nous inspirera-t-il…
DÉLUGE
«n. m. 1. Pluie torrentielle qui, d’après la Bible, recouvrit la Terre et noya ses habitants. 2. Pluie torrentielle, grande inondation. 3. (FIG.) Très grande quantité. Un déluge de cadeaux.»(1)
«n. m. 1. RELIG. MYTHOL. Cataclysme consistant en des précipitations continues submergeant la Terre. 2. Pluie très abondante, torrentielle. → averse, 1. cataracte, trombe; diluvien. – PAR ANAL. Un déluge de larmes. → flot, torrent. Déluge de paroles, de louanges, de compliments. → avalanche, déferlement, flux.»(2)
De façon intéressante, déluge semble avoir plusieurs usages, dont certains figurés. Si, en effet, on peut dire un déluge de cadeaux, de paroles, de louanges, de compliments, peut-on penser qu’on pourrait, dans le même ordre d’idées, dire des cadeaux diluviens, des paroles diluviennes, des louanges diluviennes et des compliments diluviens? Malheureusement, c’est moins clair… Mais avouez que l’idée est intéressante!
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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]
DILUVIEN
«adj. 1. Qui se rapporte au déluge. 2. Torrentiel. Des pluies diluviennes.»(1)
«1. DIDACT. ou LITTÉR. Qui a rapport au déluge. 2. COUR. Pluie diluvienne, très abondante. → torrentiel; déluge.»(2)
Comme notre adjectif semble intimement lié au déluge, allons voir dans quels contextes on peut utiliser le terme déluge. Peut-être cela nous inspirera-t-il…
DÉLUGE
«n. m. 1. Pluie torrentielle qui, d’après la Bible, recouvrit la Terre et noya ses habitants. 2. Pluie torrentielle, grande inondation. 3. (FIG.) Très grande quantité. Un déluge de cadeaux.»(1)
«n. m. 1. RELIG. MYTHOL. Cataclysme consistant en des précipitations continues submergeant la Terre. 2. Pluie très abondante, torrentielle. → averse, 1. cataracte, trombe; diluvien. – PAR ANAL. Un déluge de larmes. → flot, torrent. Déluge de paroles, de louanges, de compliments. → avalanche, déferlement, flux.»(2)
De façon intéressante, déluge semble avoir plusieurs usages, dont certains figurés. Si, en effet, on peut dire un déluge de cadeaux, de paroles, de louanges, de compliments, peut-on penser qu’on pourrait, dans le même ordre d’idées, dire des cadeaux diluviens, des paroles diluviennes, des louanges diluviennes et des compliments diluviens? Malheureusement, c’est moins clair… Mais avouez que l’idée est intéressante!
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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]
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mercredi 28 septembre 2011
Mot à usage unique? – no 3
Un peu comme je m’étais déjà posé la question pour escampette et rutilant, je me suis demandé si on pouvait utiliser l’adjectif preux ailleurs que dans l’expression un preux chevalier.
PREUX*
«adj. m. et n. m.
ADJECTIF MASCULIN (VX) Brave.
NOM MASCULIN (VX) Chevalier brave et vaillant. Les preux partirent guerroyer.»(1)
«adj. m. et n. m. VX (langue de la chevalerie) Brave, vaillant. ‘‘Roland est preux et Olivier sage’’ (Bédier; trad. ‘‘Chanson de Roland’’). Un preux chevalier. – N. m. Charlemagne et ses preux. ◊ CONTR. Lâche.»(2)
Si on ne fie qu’au contenu lexical des définitions, il semblerait qu’on puisse remplacer brave par preux, du moins en parlant d’un homme. Toutefois, si on prend la peine de regarder les informations relatives à l’usage, la note VX, qui signifie «vieux», nous informera sur le fait qu’il s’agit d’un «mot, sens ou emploi de l’ancienne langue, incompréhensible de nos jours et jamais employé, sauf par effet de style : archaïsme».(2) De plus, le Robert nous indique également que le terme en est un spécifique à la chevalerie.
Ainsi, bien qu’on ait maintenant appris qu’on puisse accoler le terme preux à autre chose qu’au nom chevalier (par exemple comme attribut d’un nom propre), il semble malheureusement qu’on ne puisse décemment l’utiliser dans la langue courante… sauf, bien entendu, pour créer un effet stylistique, ou encore, pour s’exprimer avec emphase lors de loisirs à saveur médiévale.
--
* Remarquez comme l’adjectif (tout comme le nom, d’ailleurs) ne semble pas avoir de forme féminine, telle *preuse. Est-ce parce qu’à cette époque, les chevalières n’existaient pas? Ou alors, parce qu’elles étaient par définition même, lâches? Amusant, non?
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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]
PREUX*
«adj. m. et n. m.
ADJECTIF MASCULIN (VX) Brave.
NOM MASCULIN (VX) Chevalier brave et vaillant. Les preux partirent guerroyer.»(1)
«adj. m. et n. m. VX (langue de la chevalerie) Brave, vaillant. ‘‘Roland est preux et Olivier sage’’ (Bédier; trad. ‘‘Chanson de Roland’’). Un preux chevalier. – N. m. Charlemagne et ses preux. ◊ CONTR. Lâche.»(2)
Si on ne fie qu’au contenu lexical des définitions, il semblerait qu’on puisse remplacer brave par preux, du moins en parlant d’un homme. Toutefois, si on prend la peine de regarder les informations relatives à l’usage, la note VX, qui signifie «vieux», nous informera sur le fait qu’il s’agit d’un «mot, sens ou emploi de l’ancienne langue, incompréhensible de nos jours et jamais employé, sauf par effet de style : archaïsme».(2) De plus, le Robert nous indique également que le terme en est un spécifique à la chevalerie.
Ainsi, bien qu’on ait maintenant appris qu’on puisse accoler le terme preux à autre chose qu’au nom chevalier (par exemple comme attribut d’un nom propre), il semble malheureusement qu’on ne puisse décemment l’utiliser dans la langue courante… sauf, bien entendu, pour créer un effet stylistique, ou encore, pour s’exprimer avec emphase lors de loisirs à saveur médiévale.
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* Remarquez comme l’adjectif (tout comme le nom, d’ailleurs) ne semble pas avoir de forme féminine, telle *preuse. Est-ce parce qu’à cette époque, les chevalières n’existaient pas? Ou alors, parce qu’elles étaient par définition même, lâches? Amusant, non?
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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]
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mercredi 2 mars 2011
Que peut-on ourdir?
Dans la même lancée que mes billets concernant escampette et rutilant, je me suis demandée si on pouvait ourdir autre chose qu’un complot.
OURDIR
«v. tr. Tramer. Ourdir un complot. SYN. machiner, nouer.»(1)
«v. tr. 1. TECHN. Préparer (la chaîne) en réunissant les fils en nappe et en les tendant, avant le tissage. ABUSIVT Tisser, croiser les fils ourdis avec les fils de trame. → tramer. ◊ POÉT. Tisser. L’araignée ourdit sa toile. ‘‘La Parque à filets d’or n’ourdira point ma vie’’ (La Font.). 2. FIG. et LITTÉR. Disposer les premiers éléments de (une intrigue). → combiner, machiner, monter, nouer. ‘‘C’est mon métier d’auteur dramatique d’ourdir, de régler et de dénouer les affaires de ce genre!’’ (Villiers). Ourdir un complot, une machination contre qqn. → tramer.»(2)
Ainsi, plutôt que de dire : Je crois qu’il est en train de tramer un mauvais coup, on pourra dire : Je crois qu’il est en train d’ourdir un mauvais coup. Ou encore : L’élève, dans sa tâche d’écriture, en était encore à ourdir l’intrigue. Enfin, histoire d’avoir un exemple où on conjugue le verbe : Vous n’avez rien à craindre; je n’ourdis rien dans votre dos.
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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [Le nouveau Petit Robert, édition 1996. Paris.]
OURDIR
«v. tr. Tramer. Ourdir un complot. SYN. machiner, nouer.»(1)
«v. tr. 1. TECHN. Préparer (la chaîne) en réunissant les fils en nappe et en les tendant, avant le tissage. ABUSIVT Tisser, croiser les fils ourdis avec les fils de trame. → tramer. ◊ POÉT. Tisser. L’araignée ourdit sa toile. ‘‘La Parque à filets d’or n’ourdira point ma vie’’ (La Font.). 2. FIG. et LITTÉR. Disposer les premiers éléments de (une intrigue). → combiner, machiner, monter, nouer. ‘‘C’est mon métier d’auteur dramatique d’ourdir, de régler et de dénouer les affaires de ce genre!’’ (Villiers). Ourdir un complot, une machination contre qqn. → tramer.»(2)
Ainsi, plutôt que de dire : Je crois qu’il est en train de tramer un mauvais coup, on pourra dire : Je crois qu’il est en train d’ourdir un mauvais coup. Ou encore : L’élève, dans sa tâche d’écriture, en était encore à ourdir l’intrigue. Enfin, histoire d’avoir un exemple où on conjugue le verbe : Vous n’avez rien à craindre; je n’ourdis rien dans votre dos.
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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [Le nouveau Petit Robert, édition 1996. Paris.]
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mercredi 2 février 2011
Savez-vous rutiler ailleurs que dans votre voiture?
Certains mots dans la langue française semblent avoir un usage unique et consacré. Je m’étais déjà posé la question concernant le mot escampette, à savoir si on pouvait l’utiliser avec d’autres mots que poudre. Cette fois, je m’intéresse à l’adjectif rutilant, qu’on semble ne pouvoir utiliser qu’à propos d’une voiture.
RUTILANT
«adj. Qui brille d’un vif éclat. Des voitures rutilantes. SYN. brillant; étincelant.»(1)
«adj. 1. Qui est d’un rouge ardent. Vapeurs rutilantes, du peroxyde d’azote. 2. Qui brille d’un vif éclat. → brillant, éclatant, étincelant, flamboyant. Voiture rutilante. ‘‘Les émeraudes et les rubis de l’Orient […] lancent de rutilantes flammes’’ (Huysmans).»(2)
Voilà qui est intéressant. Contrairement à escampette, rutilant semble avoir plus d’un usage. À nous maintenant de l’utiliser dans des phrases comme :
Vos rutilants bijoux vous siéent à merveille.
Le rutilant coucher de soleil m’a complètement éblouie.
Après l’avoir nettoyée, la coutellerie est maintenant rutilante.
Par contre, je ne suis pas certaine qu’on pourrait pousser l’audace jusqu’à dire : Il rutilait par son absence. Sauf, peut-être, pour produire l’effet d’une métaphore [très! …trop?] recherchée.
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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [Le nouveau Petit Robert, édition 2004. Paris.]
RUTILANT
«adj. Qui brille d’un vif éclat. Des voitures rutilantes. SYN. brillant; étincelant.»(1)
«adj. 1. Qui est d’un rouge ardent. Vapeurs rutilantes, du peroxyde d’azote. 2. Qui brille d’un vif éclat. → brillant, éclatant, étincelant, flamboyant. Voiture rutilante. ‘‘Les émeraudes et les rubis de l’Orient […] lancent de rutilantes flammes’’ (Huysmans).»(2)
Voilà qui est intéressant. Contrairement à escampette, rutilant semble avoir plus d’un usage. À nous maintenant de l’utiliser dans des phrases comme :
Vos rutilants bijoux vous siéent à merveille.
Le rutilant coucher de soleil m’a complètement éblouie.
Après l’avoir nettoyée, la coutellerie est maintenant rutilante.
Par contre, je ne suis pas certaine qu’on pourrait pousser l’audace jusqu’à dire : Il rutilait par son absence. Sauf, peut-être, pour produire l’effet d’une métaphore [très! …trop?] recherchée.
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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [Le nouveau Petit Robert, édition 2004. Paris.]
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mercredi 14 juillet 2010
Chronique d’une mort annoncée (et capsule récursive)
J’ai récemment entendu l’expression «prendre la poudre d’escampette» et je me suis demandé : utilise-t-on jamais le mot escampette ailleurs que dans cette expression figée? Est-il possible et concevable qu’un mot français ne soit utilisé qu’à un seul et même usage? Gaspillage, non? J’ai donc voulu sonder nos dictionnaires pour trouver le sens exact d’escampette et pour tenter de trouver si et comment on pouvait l’utiliser autrement qu’avec sa poudre.
ESCAMPETTE
Petit Robert
«n.f. – 1688; de escamper (fin XIVe)
VX [Vieux] Fuite. LOC. «Prendre l’escampette» (Furetière). MOD. [Moderne] Prendre la poudre d’escampette : s’enfuir, déguerpir. «Voulant te fuir […] J’ai pris, l’un de ces derniers jours, La poudre d’escampette» (Verlaine).»(1)
Larousse
«n.f. (de l’anc. fr. escamper, s’enfuir). Fam. Prendre la poudre d’escampette : partir sans demander son reste.»(2)
Le Robert nous permet ainsi d’utiliser escampette pour remplacer fuite, même s’il qualifie cet usage de «vieilli». Voilà un pas dans la bonne direction. On peut dorénavant dire, si on veut ajouter un peu de style à notre élocution : «le voleur a pris l’escampette» plutôt que «le voleur a pris la fuite». Admettez que ça fait «class», non? «Geek», plutôt? Somme toute, il semble que ça ne soit pas très contemporain.
Déçue du si peu de latitude que nous accorde escampette (il n’est pas exactement tentant d’utiliser un mot jugé «vieilli» {sauf, peut-être, par pur amusement lexical, pour les amoureux de la langue que nous sommes}), je me suis alors emballée à l’idée d’utiliser le verbe escamper (ma foi fort joli), que je ne connaissais pas encore et duquel est issu escampette. Mais mon emballement fut de bien courte durée, lorsque je m’attardai enfin aux notes «(fin XVIe)»(1) et «de l’anc. fr.»(2). *Interminable soupir* Rien à tirer de ce côté-là non plus alors : impossible de rescaper(a) escamper (ouh! je fais des allitérations sans le vouloir) dans notre vocabulaire, puisque escamper est malheureusement mort et enterré : il n’apparaît plus dans nos dictionnaires actuels. Diantre! Quelle déception!
Il appert donc qu’escampette est bel et bien enchaîné à sa poudre, ce qui me fait malheureusement craindre, selon le sort réservé aux mots peu usités, sa mort prochaine. Quel dommage… Il semble toutefois que ce soit le lot des langues vivantes : des mots naissent, d’autres meurent. Mais voyons plutôt ça d’un œil positif : cette «sélection lexicale naturelle» a l’avantage de nous épargner des dictionnaires en plusieurs tomes!
--
(a) Oups! En voulant vérifier la grammaticalité de ma phrase concernant «rescaper […] dans notre vocabulaire» (valait-il mieux dire «rescaper […] à notre vocabulaire»?), j’ai tout à coup découvert que rescaper, le verbe, n’existe pas! Seul l’adjectif rescapé apparaît au dictionnaire!(b) *bouche bée* Me voilà donc à créer des capsules récursives (des mini-capsules à l’intérieur de plus grandes) presque à mon insu! Amusant non? Et doublement instructif, surtout. :)
(b) Je dois déjà amender mes propos : après vérification au Multidictionnaire(3), notre délicieux dictionnaire québécois, rescaper existe et signifie : «Sauver quelqu’un, le faire échapper à un danger, à une situation périlleuse.»(3)
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(1) [Le nouveau Petit Robert, édition 2004. Paris.]
(2) [Le Petit Larousse illustré, édition 1996. Paris.]
(3) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
ESCAMPETTE
Petit Robert
«n.f. – 1688; de escamper (fin XIVe)
VX [Vieux] Fuite. LOC. «Prendre l’escampette» (Furetière). MOD. [Moderne] Prendre la poudre d’escampette : s’enfuir, déguerpir. «Voulant te fuir […] J’ai pris, l’un de ces derniers jours, La poudre d’escampette» (Verlaine).»(1)
Larousse
«n.f. (de l’anc. fr. escamper, s’enfuir). Fam. Prendre la poudre d’escampette : partir sans demander son reste.»(2)
Le Robert nous permet ainsi d’utiliser escampette pour remplacer fuite, même s’il qualifie cet usage de «vieilli». Voilà un pas dans la bonne direction. On peut dorénavant dire, si on veut ajouter un peu de style à notre élocution : «le voleur a pris l’escampette» plutôt que «le voleur a pris la fuite». Admettez que ça fait «class», non? «Geek», plutôt? Somme toute, il semble que ça ne soit pas très contemporain.
Déçue du si peu de latitude que nous accorde escampette (il n’est pas exactement tentant d’utiliser un mot jugé «vieilli» {sauf, peut-être, par pur amusement lexical, pour les amoureux de la langue que nous sommes}), je me suis alors emballée à l’idée d’utiliser le verbe escamper (ma foi fort joli), que je ne connaissais pas encore et duquel est issu escampette. Mais mon emballement fut de bien courte durée, lorsque je m’attardai enfin aux notes «(fin XVIe)»(1) et «de l’anc. fr.»(2). *Interminable soupir* Rien à tirer de ce côté-là non plus alors : impossible de rescaper(a) escamper (ouh! je fais des allitérations sans le vouloir) dans notre vocabulaire, puisque escamper est malheureusement mort et enterré : il n’apparaît plus dans nos dictionnaires actuels. Diantre! Quelle déception!
Il appert donc qu’escampette est bel et bien enchaîné à sa poudre, ce qui me fait malheureusement craindre, selon le sort réservé aux mots peu usités, sa mort prochaine. Quel dommage… Il semble toutefois que ce soit le lot des langues vivantes : des mots naissent, d’autres meurent. Mais voyons plutôt ça d’un œil positif : cette «sélection lexicale naturelle» a l’avantage de nous épargner des dictionnaires en plusieurs tomes!
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(a) Oups! En voulant vérifier la grammaticalité de ma phrase concernant «rescaper […] dans notre vocabulaire» (valait-il mieux dire «rescaper […] à notre vocabulaire»?), j’ai tout à coup découvert que rescaper, le verbe, n’existe pas! Seul l’adjectif rescapé apparaît au dictionnaire!(b) *bouche bée* Me voilà donc à créer des capsules récursives (des mini-capsules à l’intérieur de plus grandes) presque à mon insu! Amusant non? Et doublement instructif, surtout. :)
(b) Je dois déjà amender mes propos : après vérification au Multidictionnaire(3), notre délicieux dictionnaire québécois, rescaper existe et signifie : «Sauver quelqu’un, le faire échapper à un danger, à une situation périlleuse.»(3)
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(1) [Le nouveau Petit Robert, édition 2004. Paris.]
(2) [Le Petit Larousse illustré, édition 1996. Paris.]
(3) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
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