Contexte :
«La rapiette se faufile dans les anfractuosités des murailles brûlantes – les lézardes? – dès qu’on l’effraie[.]»(1)
ANFRACTUOSITÉ
«n. f. Cavité profonde, inégale. NOTE SYNTAXIQUE Ce nom s’emploie surtout au pluriel.»(2)
«n. f. Surtout plur. Cavité profonde et irrégulière. ⇒ creux, crevasse, enfoncement, trou.»(3)
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(1) [DUNETON, Claude (2005). Au plaisir des mots. Éditions Denoël, Paris, p. 73.]
(2) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(3) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]
samedi 31 mars 2012
vendredi 30 mars 2012
Poisson d’avril!
Parce que le 1er avril s’en vient, je me suis d’abord intéressée à l’origine de cette fête.
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(1) Wikipedia
(2) [PICOCHE, Jacqueline (2008). Dictionnaire étymologique du français. Dictionnaires Le Robert, Paris.]
Cette tradition trouverait son origine en France, en 1564. La légende veut que jusqu’alors, l’année aurait commencé au 1er avril (en fait le 25 mars correspondait selon le calendrier julien au Jour de l'an), à la fête de l’Annonciation à Marie avec la tradition de s’échanger des cadeaux. Mais le roi de France Charles IX décida, par l’Édit de Roussillon, que l’année débuterait désormais le 1er janvier, marque du rallongement des journées, au lieu de fin mars, arrivée du printemps. Mais en fait, l’année civile n’a jamais débuté un 1er avril.Puis, j’ai été curieuse de l’étymologie exacte du mot poisson.
Si l’origine exacte de l’utilisation des poissons reste obscure (peut-être l’ichthus chrétien), il semble que beaucoup de personnes eurent des difficultés à s’adapter au nouveau calendrier, d’autres n’étaient pas au courant du changement et ils continuèrent à célébrer le 1er avril selon l’ancienne tradition. Pour se moquer d’eux, certains profitèrent de l’occasion pour leur remettre de faux cadeaux et leur jouer des tours. Les cadeaux que l’on s’offrait en avril étaient le plus souvent alimentaires. Cette date étant à la fin du Carême, période de jeûne durant laquelle la consommation de viande est interdite chez les Chrétiens, le poisson était le présent le plus fréquent. Lorsque les blagues se développèrent, l’un des pièges les plus courants était l’offrande de faux poissons. Ainsi naquit le fameux poisson d’avril, le jour des fous, le jour de ceux qui n’acceptent pas la réalité ou la voient autrement.(1)
POISSON famille du latin piscis «poisson», d’où piscari, piscator «pêcher», «pêcheur»; piscina «vivier».Sur ce, je vous souhaiterai donc, pour dimanche qui vient, une amusante «fête des fous», avec ou sans poissons!
I. MOTS POPULAIRES
1. poisson (dérivé ancien d’un simple ancien français pois, du latin pĭscem, accusatif de pĭscis attesté dans quelques composés)
2. pêcher (latin vulgaire pĭscāre, classique piscari)
II. MOTS SAVANTS
1. piscine (piscina)
2. pisci- (1er élément de composés savants)(2)
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(1) Wikipedia
(2) [PICOCHE, Jacqueline (2008). Dictionnaire étymologique du français. Dictionnaires Le Robert, Paris.]
jeudi 29 mars 2012
Les (3!) fautes du jeudi – catégories ‘orthographe’ et ‘grammaire’
FAUTE 1
GARANTIE
«n. f. 1. Ce qui est donné pour garantir, assurer le remboursement d’une dette. 2. Clause d’un contrat de vente destiné à protéger l’acheteur contre un dommage éventuel du produit acquis.»(1)
→ Le mot s’écrit sans u, puisqu’on ne prononce pas ‘gouarantie’. L’erreur provient fort probablement du terme anglais, guarantee.
FAUTE 2
CERTIFIÉ
Participe passé utilisé sans auxiliaire : «Le participe passé employé sans auxiliaire [...] s’accorde comme un adjectif. Il s’accorde en genre et en nombre [...] avec le nom ou le pronom auxquels il sert d’épithète [...].»(2)
→ Certifié s’accorde ici avec garantie, qui est féminin (voir ci-dessus).
FAUTE 3
ÉTOILE
«n. f. 1. Astre. […]»(1)
→ Étoile prend un accent aigu.
CORRECTION
Garantie certifiée étoile gratuite…
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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [GREVISSE, Maurice et André GOOSSE (2011). Le bon usage, 15e édition. Éditions De Boeck Université, Paris, p. 1217.]
Oups!
Petits problèmes techniques ce matin.
Je vous reviens ce soir (heure de Montréal) avec la faute du jeudi. Promis.
Je vous reviens ce soir (heure de Montréal) avec la faute du jeudi. Promis.
mercredi 28 mars 2012
Reconduire un ami en voiture vous donnera le double du chemin à faire
La semaine dernière, en rédigeant mon billet sur le préfixe re- et son utilisation correcte devant des verbes commençant par une voyelle (tels récouter et réécouter), j’ai aussi pu constater une autre information intéressante quant à l’utilisation de ce préfixe, information que j’ai voulu présenter cette semaine.
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(1) Banque de dépannage linguistique de l’Office québécois de la langue française
(2) [GUILLOTON, Noëlle et Hélène CAJOLET-LAGANIÈRE (2005). Le français au bureau, 6e édition. Les publications du Québec, p. 365-366.]
Le préfixe re- et ses variantes ré-, r- et res- servent à former de nombreux verbes et noms, que les dictionnaires ne peuvent pas tous répertorier. Ce préfixe indique souvent la répétition d’une action (refaire, redire, retourner), le retour à un état antérieur (refermer, renouer) ou le renforcement (rechercher, remplir). Les mots formés avec ce préfixe ne prennent pas de trait d’union.(1)Le Français au bureau nous donne les précisions qui suivent :
[I]l faut éviter d’employer un verbe composé avec le préfixe re- lorsque le sens ne l’exige pas (par exemple, ne pas employer rejoindre au lieu de joindre, relier au lieu de lier, rentrer au lieu d’entrer, reconduire au lieu de conduire, rajouter au lieu d’ajouter, rapporter au lieu d’apporter, réchauffer au lieu d’échauffer, retrouver au lieu de trouver, regrouper au lieu de grouper, rechercher au lieu de chercher, rouvrir au lieu d’ouvrir, etc. […] Les confondre et toujours employer la forme en re- serait se priver d’un moyen d’expression fort utile.Tout cela est ainsi fort intéressant et très utile à savoir. En espérant que ces informations vous inspirent à redoubler de vigilence lorsque vous vous exprimerez.
- Je n’ai pas réussi à vous joindre au téléphone. (et non pas à vous rejoindre)
- C’est elle qui entre en scène la première. (et non pas qui rentre en scène)
- Les élèves qui sont entrés au secondaire cette année… (et non pas qui sont rentrés)
- La veille de son départ, il lui a proposé d’aller la conduire à l’aéroport. (et non pas d’aller la reconduire)
- Avant un match, il est bon de faire des exercices d’échauffement. (et non pas des exercices de réchauffement)
- Cette règle se trouve à la page 120. (et non pas se retrouve)
- Les documents à consulter sont groupés dans ce classeur. (et non pas sont regroupés; mais Les documents étaient éparpillés, on les a regroupés.)
- J’ai dû chercher ce mot dans un dictionnaire. (et non rechercher, à moins qu’il ne s’agisse d’une nouvelle consultation sur le même mot)
- Il n’a pas pu ouvrir la boîte de l’appareil lorsqu’il l’a reçue. (et non rouvrir, ni à plus forte raison réouvrir, qui est un barbarisme. Mais le nom dérivé est réouverture.)
[…]
Il faut aussi éviter d’employer dans la même phrase un verbe composé avec re- marquant la répétition et la locution adverbiale de nouveau, ce qui constituerait une redondance.
- Il est revenu hier ou Il est venu de nouveau hier. (et non pas Il est revenu de nouveau hier.)(2)
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(1) Banque de dépannage linguistique de l’Office québécois de la langue française
(2) [GUILLOTON, Noëlle et Hélène CAJOLET-LAGANIÈRE (2005). Le français au bureau, 6e édition. Les publications du Québec, p. 365-366.]
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