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lundi 10 octobre 2011

Crédibilité 101


N’y a-t-il que moi que la photo sur cette affiche immobilière agace? Chaque fois que je passe devant, je me passe systématiquement la remarque : «My! Que cette agent n’a pas l’air crédible, ou professionnelle, sur cette photo!» La pose ne convient pas du tout, à mon avis.

lundi 25 juillet 2011

Vous avez dit «graffiti obscène»? Meeeuh non! C’est de la thérapie par le rire.


Traitez-moi d’immature tant que vous voulez, celle-là je l’assume : un amusant graffiti, que j’ai découvert mardi dernier sur la rue Desaulniers, à Longueuil, au coin de la rue LaSalle, a été dessiné, fort probablement par un des ouvriers affectés aux travaux sur le tronçon de route voisin. ‘Cacanne’ de peinture à marquer en main, il s’est visiblement amusé à peindre cette immense ‘chose’ au beau milieu de la chaussée (qui sera probablement refaite d’ici peu). Défi lancé par ses collègues? Pitrerie assumée pour faire rire ses collègues? Simple ânerie digne d’un enfant de 12 ans qui s’est alors dit : «Huhu! Ça va faire rire le monde!»? Peu importe : pour ma part, chaque matin et chaque soir lorsque j’aperçois, en passant par là, cet énorme pénis orange fluo sur la chaussée, je ris. Je ne peux tout simplement pas m’en empêcher. :)

Je serais franchement curieuse de m’installer au coin de la rue pour observer le nombre de gens chez qui ce dessin fait naître un sourire ou un rire. Juste pour ça, ça vaudrait la peine de remercier ‘l’artiste’.

lundi 17 janvier 2011

Tous les goûts sont dans la nature... et dans votre tasse de café!


Pour être revenue d’Europe il y a quelques mois à peine, je peux vous dire que cette affichette, sur la machine à café du bureau, m’a fait pouffer de rire. Le café Van Houtte, à mon avis, n’arrive pas à la cheville du café que j’ai pu avoir le bonheur de goûter en France! Je trouve ce slogan bien présomptueux (et, subjectivement, faux).

vendredi 10 décembre 2010

Quand un service vous coûte 225% du prix que vous croyiez

Récemment, j’ai eu à utiliser un téléphone public. Comme moi, probablement, si vous possédez un téléphone cellulaire, vous n’utilisez à peu près plus les téléphones publics.

Malgré mon non-usage de ces derniers, j’étais toutefois au courant de l’augmentation des tarifs de Bell, qui avait fait passer le coût d’un appel local de 25¢ à 50¢. Un bien grand bond, soit, mais un tarif malgré tout abordable, si on le compare aux tarifs ‘à la minute’ de plusieurs compagnies de cellulaires.

Me voilà donc, mes deux pièces de 25¢ à la main, prête à utiliser l’archaïque téléphone public, quand je me retrouve tout à coup devant ceci :


Faites comme moi et cherchez. Cherchez encore. Oui, cherchez où insérer vos deux pièces de 25¢. Eh non! On ne peut plus payer comptant son appel téléphonique local lorsqu’on rencontre ces ‘nouveaux’ (?) appareils. Bell aurait-il voulu économiser sur les salaires des ‘ramasseux de 25¢’? Probable...

Me voilà donc perplexe devant mon téléphone-public-qui-n’accepte-pas-la-monnaie (pcq évidemment, il n’y a qu’UN appareil, à cet endroit). N’ayant évidemment pas de carte à puce Bell (prépayée), je me dis que la seule option qui me reste est sûrement la carte de crédit. Mais, n’ayant aucune idée de la façon de procéder, j’appelle alors ‘l’0pératrice’ (oui oui, celle dont le nom même commence par un zéro). Cette dernière me confirme que je peux payer avec une carte de crédit, et que oui, mon appel local ne me coûtera quand même QUE 50¢.

Super, pas de problème. Je m’exécute, comme elle me l’a expliqué (d’abord composer le numéro, et ensuite insérer ma carte de crédit; l’inverse de ce que j’aurais intuitivement fait…), et j’arrive à faire mon appel.

Si c’en était resté là, j’aurais simplement, avec amusement, partagé ma photo de téléphone-public-qui-n’accepte-pas-la-monnaie dans un billet du lundi, accompagnée d’une réflexion rigolote.

Mais non. La surprise est arrivée en même temps que mon relevé de carte de crédit. Quelque part parmi tous mes achats, apparaissait un montant de 1,13$, payé à Bell. 1,13$? 1,13$?? Comme dans «1$ plus taxes», on dirait bien… Ah? Ce n’est pourtant pas ce que la zér0’pératrice m’avait dit.

En regardant mes photos du téléphone-public-qui-n’accepte-pas-la-monnaie, j’ai tout à coup aperçu ceci, en toooout petit :


Eh oui! Petit renvoi inscrit après «Insérez et retirez la carte», qui indique qu’il en coûtera 1$ plus taxes pour un appel local facturé soit à une carte d’appels, soit à une carte de crédit.

Mais mais mais…? Quelque chose m’échappe alors. Pourquoi diantre afficher ceci :


sur un téléphone qui n’accepte pas la monnaie et qui facture par défaut 1,13$ si on paie par carte? Ce téléphone-là ne PERMET PAS de faire des appels locaux à 50¢, puisqu’il n’est PAS CONÇU pour accepter la monnaie. Peut-on ici parler de publicité trompeuse et mensongère? Je me le demande sérieusement.

Évidemment, pour une surfactiration de 73¢ (ce qui représente quand même 225% du prix que je pensais payer lorsque j’ai utilisé le service!), je n’ai pas fait de cas auprès de Bell. Mais pour le principe de la chose... D’abord, je n’aime pas que l’0pératrice m’ait confirmé que mon appel ne me coûterait que 50¢ même en payant avec ma carte de crédit; mais ensuite, j’aime encore moins que l’écran du téléphone-qui-ne-prend-pas-la-monnaie m’appâte d’un «Appels locaux 50¢» alors qu’il m’est littéralement impossible de loger un appel sur cet appareil pour ledit montant.

Je vous entend déjà me dire : «C'est du Bell tout craché, ça!» Et j'imagine que c'est malheureusement vrai.

vendredi 3 décembre 2010

Avez-vous vos anticorps?

Il semble que l’anglais soit une maladie contagieuse…

À lire, cette chronique fort intéressante de Patrick Lagacé sur le sujet, sur le site de Cyberpresse.

vendredi 26 novembre 2010

Novembre [n’]est [pas encore tout à fait] mort

Je me permets ici de partager un [énooorme!] coup de cœur musical avec vous, parce qu’il est rare que je ‘trippe’ autant sur un groupe de musique, d’ici, de surcroît!

Hôtel Morphée.

Non : malgré le nom du dieu du sommeil, le son n'a rien d'endormant, je vous assure.

Ils sont cinq : quatre gars, une fille. Quatre musiciens, une chanteuse... aussi musicienne. Des instruments à cordes, qui me font vibrer, qui me touchent et m’émeuvent, une voix suave et puissante, harmonieuse, des mélodies sombres et profondes. J’aime. Viscéralement.

Le groupe vient tout juste, le 19 novembre dernier, de lancer son deuxième cd Novembre est mort, après avoir lancé son premier cd, éponyme, à l’automne 2009. Quatre nouvelles chansons qui s’ajoutent aux quatre précédentes, un son beaucoup plus ‘pro’ et pur que le premier album (un meilleur studio à leur disposition, m’a raconté le batteur du groupe), mais des mélodies toujours aussi senties, fortes et vibrantes. Un total de huit chansons à découvrir (et à acheter!) sur le site du groupe. Ce dernier possède aussi son site myspace, où d’autres belles découvertes vous attendent (la chanson Comme il faut, par exemple, ou encore quelques vidéos).

Voici d’autres avis que le mien, qui vous inspireront peut-être davantage :
- Courte critique du groupe, sur le site Bande à part de Radio-Canada.
- Historique du groupe et présentation de leur album (alors à venir) Novembre est mort.

NOVEMBRE EST MORT
- La critique du Voir.
- La critique de Claude André, du ICI week-end, sur le site de Canoe.

Hôtel Morphée : un réel délice pour mes oreilles et mon âme. En espérant que ça vous plaise aussi.

lundi 1 novembre 2010

Noël en octobre?

Me rendant au travail mercredi dernier, je suis tombée face à fils avec ceci :


ZE sapin de la Place Ville Marie. Le 27 octobre. Déjà installé.

Trouvez pas qu’il y a quelque chose d’incongru à voir un sapin de Noël ET des feuilles dans les arbres dans un même coup d’œil? Z’avez pas, vous aussi, cette borne psychologique du 1er novembre, après l’Halloween, comme date «réglementaire» pour commencer à installer les décorations de Noël?

Oui, bon : je veux bien croire qu’avec pareil attirail, l’administration de la Place Ville Marie veut probablement «jouer safe» et s’assurer que la neige n’aura pas commencé à tomber, histoire de faciliter l’installation de l’immense arbre. Reste que ça m’agace quand même un tout-tit-peu.

Je me console en me disant qu’au moins, on n’avait pas encore commencé à l’allumer, le soir!


Quoique, en fait, c’est peut-être simplement qu’il ne faisait pas encore assez sombre, quand je suis partie du travail, pour que les lumières soient allumées? Mouaif…

vendredi 29 octobre 2010

Ambiguïté réglementaire?

Une amie m’a récemment passé la réflexion suivante : «Comment ça se fait qu’il y a encore du monde, dans le métro, qui s’immobilise du côté gauche de l’escalier mobile et qui bloque le passage? Y’a pas une règle ‘‘implicite’’ comme quoi on monte à gauche et on reste immobile à droite? Pourquoi la STM [Société de transport de Montréal] n’écrit-elle pas ce règlement quelque part?»

Et tout à coup, je me suis rappelé avoir déjà lu quelque part (dans la page Info-STM du journal Métro, si ma mémoire est bonne), il y a quelques années déjà, que la STM ne pouvait pas ‘‘instaurer ou appliquer ce règlement’’, puisqu’il existait justement un règlement à l’effet qu’on doive rester immobile dans un escalier mobile.

Étrangement, j’ai eu beau chercher ce règlement, je ne l’ai pas trouvé. Ce que j’ai trouvé qui s’approche d’une interdiction est ceci : «Dans ou sur un immeuble ou du matériel roulant*, […] il est interdit à toute personne : de désobéir à une directive ou un pictogramme, affiché par la Société.»(1) Pour l’instant, donc, rien de clair quand à l’interdiction de se déplacer dans un escalier mobile.

En continuant mes recherches, je suis aussi tombée sur un article racontant qu’une dame s’était fait donner, en mai 2009, une contravention pour n’avoir pas tenu la main courante de l’escalier mobile, dans le métro. Dans cet article, on clame que «le règlement oblige [les usagers] à garder en tout temps une main sur la rampe lorsqu'ils utilisent les escaliers roulants»(2). Plus loin, on ajoute l’information suivante : «Les policiers lui ont remis une contravention de 100$ pour avoir ‘‘désobéi à une directive ou à un pictogramme’’»(2).

Ainsi donc, c’est le pictogramme qui fait ici foi de règlement. Pourtant, pour avoir utilisé le métro pendant de nombreuses années de façon quotidienne, je ne me souviens pas avoir vu un pictogramme qui dit explicitement qu’il est obligatoire de tenir la main courante.

Intriguée, j’ai moi-même été photographier ledit pictogramme, que voici :


Oui, le pictogramme dit bien : «Tenir la main courante». Mais, sans vouloir être de mauvaise foi, j’ai toujours honnêtement cru qu’il s’agissait là d’une recommandation plutôt que d’un règlement. Pas vous? L’écriteau est jaune, et c’est probablement de là que me vient cette impression. À l’inverse, l’interdiction d’utiliser une poussette dans les escaliers mobiles est, elle, sans équivoque.

Qu’en pensez-vous? Ne trouvez-vous pas que le pictogramme est vaguement ambigu quant à son caractère obligatoire? L’écriteau ne devrait-il pas plutôt afficher un rond vert autour du pictogramme, pour indiquer le caractère obligatoire du comportement illustré et décrit?

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* On entend par «matériel roulant» : «un autobus, un minibus, une voiture de métro ou tout autre véhicule utilisé pour le transport de personnes, par ou pour la Société, y compris tout véhicule utilisé par un préposé de la Société»(1). Les escaliers mobiles ne sont donc pas considérés comme du «matériel roulant», même si certains d’entre nous les appelons des «escaliers roulants». :) Mais ça ne change rien au reste de l’anecdote.

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(1) Règlement R-036 de la STM
(2) Cyberpresse

vendredi 15 octobre 2010

Crémeuse ou traditionnelle?

Une réforme complète et totale de l’orthographe du français, ce n’est pas la première fois qu’on entend parler de cette idée. Êtes-vous pour? Êtes-vous contre?

L’idée qu’une langue soit d’abord un outil de communication oral sur lequel on bâtit ensuite l’écrit (il existe des langues à tradition orale SANS tradition écrite, alors que l’inverse ne semble vraisemblablement pas exister) semble un argument intéressant pour élaborer une orthographe phonologique (faire correspondre l’écrit aux sons). Par contre, de nombreux problèmes surviendraient, à mon avis.

D’abord, sur l’oral de qui se baserait-on? Celui de Montréal? Du Saguenay? De Gaspésie? Des Acadiens? Des Français?

Ensuite, toute langue évolue au fil du temps, et ce qu’on réformerait aujourd’hui serait forcément encore à réformer dans 100, 200 ans, etc. Est-ce à dire qu’il faudrait systématiquement retranscrire les écrits anciens en «nouvelle orthographe» chaque fois qu’on voudrait «réaligner l’écrit sur l’oral»? Fastidieux, n’est-ce pas? Ça pourrait toutefois être un sacré coup de marketing, par contre! Mais réapprendre à tous un nouveau système orthographique serait aussi passablement compliqué pour les gens qui auraient appris le système précédent.

Pourtant, certains semblent vouloir mettre de l’avant un tel projet : www.ortograf.net.

En ne m’attardant encore qu’à la page d’accueil (lisez d’abord en mode «français conservateur», si vous voulez y comprendre quelque chose), j’ai immédiatement constaté un manque flagrant d’uniformité (et ce, avant même d’aller consulter les «règles»). On écrit standar pour standard, mais enten pour entends. Pourquoi l’alternance an/en? Qu’est-ce qui la motive? Audiblement, rien!

Après consultation des règles, je suis encore plus mêlée qu’en n’ayant consulté que la page d’accueil. On nous y présente certains règles «obligatoires», d’autres «facultatives», et enfin des règles «provisioires». Difficile de s’y retrouver. Mon avis est qu’adopter l’alphabet phonétique international serait véritablement plus simple, si vraiment on désire faire correspondre l’écrit à la prononciation (une fois qu’on s’est entendu sur la norme parlée à utiliser comme base).

Finalement, qu’on soit pour ou contre une «ortograf altèrnativ», c’est une sujet qui demeure fondamentalement intéressant, non? Et sur lequel chacun a son opinion.

vendredi 1 octobre 2010

Montée de lait contre les égocentriques

Chaque matin, pour me rendre au travail, je prends ma voiture et me rends à un stationnement incitatif, pour ensuite prendre le train jusqu’à Montréal. J’ai récemment découvert le train de banlieue comme moyen de transport et sans blague, on y développe vite une dépendance. Mais là n’est pas l’objet de mon billet.

Les trains de banlieue, dans la région métropolitaine, sont un moyen de transport relativement récent qui continue de se développer et de gagner en popularité. À preuve, l’Agence métropolitaine de transport (AMT) a, en février 2010, remplacé ses anciens wagons à un étage (sur la ligne Saint-Hilaire – Bonaventure, du moins) pour des nouveaux wagons à deux étages, signe que la compagnie cherche l’essor de son service.

Amis lecteurs, j’arrive tout doucement vers ma montée de lait…

Il semble toutefois qu’à la gare où je me rends quotidiennement, le train soit déjà passablement populaire. Du moins, si on compare le nombre de places offertes dans le stationnement incitatif (320) et le nombre de voitures qui tentent de s’y stationner (plus de 320!) chaque matin. Moi-même, qui préférais commencer à travailler à 9h et devais prendre le train de 8h35, j’ai dû faire un choix et plutôt commencer à travailler à 8h30 et prendre le train de 8h05. Pourquoi? Tout simplement parce qu’à 8h35, à la gare, il n’y a déjà plus de places disponibles pour se stationner (dans les rues avoisinnantes non plus).

Ainsi (le lait monte, le lait monte!), quand j’aperçois ceci, je ressens tout à coup une violente envie (que je réfrène, rassurez-vous) de vandaliser la voiture :


Je hais profondément ces gens qui placent leur petit nombril (et leur voiture!) avant le reste de la terre. Ils sont nombreux, vous me direz, et c’est bien vrai. Mais pour le cas qui m’occupe ici, je rêve du jour où j’apercevrai une contravention (salée, fantasmé-je!) coincée sous l’essuie-glace d’une voiture qui se sera stationnée de cette façon. J’ignore encore si la ville où se trouve la gare serait en droit d’octroyer une contravention à pareil imbécile, mais j’ai de plus en plus envie de me renseigner.

vendredi 24 septembre 2010

Éloge de la stupidité

Aimez-vous qu’on vous traite de stupide? Mieux encore : aimez-vous admettre que vous êtes stupide? Qui, parmi vous, se considère stupide? …et fier de l’être?

Je suis curieuse, parce qu’à mon avis, ces gens sont peu nombreux. D’où ma surprise de tomber, en feuilletant un magazine de mode, sur la campagne publicitaire de Diesel. Vous avez probablement vous aussi aperçu ces pubs dans le métro ou dans un abribus :

[Photo tirée du magazine Clin d’œil du mois d’octobre 2010, en page 25]

Que pensez-vous de pareille campagne, qui adopte pour slogan «Be stupid»? Ne fait-on pas un peu trop dans le nivellement par le bas, ou dans la prémisse qu'on rejoindra plus d'amateurs de mode en les considérant comme stupides? Ma première impression face à leur pub : je n'ai pas aimé et j'ai trouvé ça passablement insignifiant (ou réducteur, en fait).

Et vous? Ça vous interpelle? Ça vous inspire? Ça vous laisse indifférent? Vous croyez que les gens vont en parler, donc, que la pub accomplit son but?

vendredi 27 août 2010

Climat...attisé

J’ai récemment visité Toronto et j’ai été étonnée du fait suivant : les voitures de métro sont climatisées. Ça m’a alors rappelé que les autobus de la ville d’Ottawa, quand j’y avais été il y a quelques années déjà, l’étaient aussi.

Comment se fait-il, dans ce cas, que ni nos autobus ni nos voitures ne métro ne soient climatisées à Montréal? Est-ce pcq il ferait supposément moins chaud à Montréal qu’à Toronto ou Ottawa? Dans les faits, peut-être un peu, mais je ne crois pas que ça puisse décemment être la raison fondamentale de cette non-climatisation. Serait-ce alors pcq l’Ontario, ou plus précisément les compagnies de transport des villes de Toronto et d’Ottawa, savent mieux gérer leurs fonds que notre gentille Société de transport de Montréal?

Je suis intriguée de ce fait et comprends mal qu’on ne puisse pas, à des frais raisonnables, climatiser nos véhicules de transport en commun, surtout si on considère qu’on est en mesure de chauffer nos autobus en hiver (le principe de «perte» de froid l’été étant le même que celui de perte de chaleur l’hiver).

vendredi 6 août 2010

Longueuil, j’y croîsTM

Un petit élan de nostalgie et d’appartenance à ma ville a resurgi lorsque je suis passée devant cet «anicen» logo de la Ville de Longueuil.


Je me suis dit : «Ah tiens! Il n’est pas prêt de disparaître celui-là au moins.» Les drapeaux sont changés, les pancartes de rues sont remplacées, mais le logo encastré dans le béton, lui, serait plus coûteux (et surtout plus compliqué!) à remplacer.

En effet, lors des fusions municipales de 2002, le logo de la Ville de Longueuil a été modifié :

de ceci


pour cela

Je l’aimais, «mon» ancien logo (adopté l’année de ma naissance, ai-je récemment appris). D’abord, pcq il avait VRAIMENT l’air d’un logo, contrairement au nouveau, qui lui ne ressemble à mon avis qu’à une police vaguement stylisée.

Mais ensuite, pcq il avait une signification. Ce logo était construit en trois sections : la première section représentait par sa couleur bleue le fleuve Saint-Laurent qui borde la rive de la Ville et par sa forme en ‘L’ la première lettre du nom de la Ville; la deuxième section, toujours en forme de ‘L’, repésentait par sa couleur verte les zones résidentielles si nombreuses (et majoritaires) dans la Ville; la troisième section, verte également et dessinée en forme de feuille d’arbre, représentait les parcs et espaces verts. Finalement, chacune des surfaces représentant respectivement le fleuve, les zones résidentielles et les parcs témoignait d’un rapport de superficie les unes par rapport aux autres, le fleuve occupant la plus vaste superficie et les parcs, la plus petite superficie.

vendredi 30 juillet 2010

Montée de lait d’une automobiliste contre les cyclistes


J’ai eu, mercredi, quelques échanges «animés» avec des amis concernant les droits et obligations des cyclistes et des automobilistes quant à la sécurité routière. Évidemment, chacun prêche pour sa paroisse. Mais cet échange, de mon point de vue d’automobiliste, m’a amenée à aller vérifier jusqu’à quel point les vélos doivent ou non, au même titre que les voitures, respecter le code de la sécurité routière. Instinctivement, je me disais que oui, mais en me demandant si les cyclistes n’avaient pas droit à quelques exceptions (les sens uniques par exemple…).

Voici l’information que j’ai trouvée :
«Les cyclistes ont les mêmes droits et les mêmes obligations que les automobilistes. Cependant, trop de cyclistes l'ignorent ou n'en tiennent pas compte. […] La sécurité à vélo commence par le respect du Code de la sécurité routière et par l'adoption de comportements préventifs.» [source : site de la SAAQ]

Ainsi, les cyclistes doivent respecter les mêmes règles que les automobilistes.

Anecdote
Après avoir lu ces informations mercredi soir, j’ai pris soin de remarquer le comportement des cyclistes que je croiserais sur ma route, le matin suivant. J'ai croisé 7 cyclistes sur mon chemin jeudi matin, alors que j'étais en voiture. Une petite ballade de quelques kilomètres entre mon domicile et le stationnement incitatif de la gare, qui ne me prend que 10 minutes.

Sur les 7 cyclistes que j’ai croisés sur ma route, qui eux ont croisé un stop ou un feu de circulation, 5 ne se sont pas arrêtés ni n'ont ralenti à leur stop. Un des 7 s'est arrêté à sa lumière rouge et a, plus loin, ralenti à son stop pour évaluer la circulation automobile. Un dernier, enfin, ne s'est carrément pas arrêté à sa lumière rouge et n'a pas non plus ralenti (mais j'admets qu'il ne roulait pas particulièrement vite).

Après ça, on se demande pourquoi je suis fâchée contre les cyclistes! Sur les 7 cyclistes croisés sur ma route, un seul a respecté la signalisation routière de façon sécuritaire. Je veux bien croire que les automobilistes ont aussi leurs torts et qu’on retrouve des tarés et des délinquants dans n’importe quelle sphère de la société, certes. Par contre, je trouve que le ratio de délinquants chez les cyclistes quant au respect du code de la route (et donc, pour la sécurité de tous) est fort plus élevé que le ratio d’automobilistes délinquants! Sur 70 automobilistes que je croiserais, c’est inconcevable d’imaginer que 60 d’entre eux ne respecteraient pas la signalisation routière. Impensable.

De ce point de vue, donc, c’est-à-dire si les cyclistes ont en effet les mêmes obligations que les automobilistes lorsqu’ils circulent sur la voie publique, pourquoi ne pas exiger une immatriculation sur le vélo et un permis de conduire pour le cycliste (pour ceux qui ne désirent pas ou ne possèdent pas déjà le permis de conduire automobile, on pourrait instaurer un permis «vélo seulement», qui exigerait minimalement une formation théorique sur le code de la sécurité routière, par exemple)? Ainsi, les cyclistes, au même titre que les automobilistes, pourraient recevoir des contraventions lorsqu’ils ne respectent pas la signalisation routière.

Traitez-moi de vieux jeu ou de réactionnaire si vous voulez, mais je crois sincèrement (et malheureusement aussi) que la seule façon efficace d’éduquer les gens à ce sujet consiste à toucher à leur portefeuille. On en arriverait peut-être enfin à une cohabitation plus sécuritaire entre automobilistes et cyclistes sur les routes. Pcq en ce moment, à quel risque s’expose un cycliste délinquant, autre que celui d’être blessé (ou tué, bien sûr)? Aucun. Et, on le sait, la plupart des gens croient à tort qu’«un accident, ça ne leur arrivera pas à eux»…