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dimanche 18 janvier 2015

Entendu — no 31 : quand les comptes de ministres deviennent des contres

Quand : Le jeudi 15 janvier 2015, à 18 h
Où : Au Téléjournal Grand Montréal 18 h, à Radio-Canada
Contexte :
Patrice Roy présente les manchettes, en ouverture du bulletin.

« Prête-nom dans une garderie subventionnée de Saint-Hubert : l’opposition demande des contres à la ministre. »

Il semble ici qu’on ait affaire à un phénomène d’assimilation phonétique, mais à distance (certains parlent de dilation; mais les définitions trouvées sur le sujet semble plutôt concerner les voyelles).
« L’assimilation phonétique est un type très fréquent de modification phonétique subie par un son au contact d’un son voisin (contexte), qui tend à réduire les différences entre les deux. Elle consiste en l’acquisition par un son d'une ou plusieurs caractéristiques propres à un son voisin. »(1)
Ainsi, par anticipation du mot à venir (ici ministre), notre présentateur a prononcé contres plutôt que comptes.

* * *

… Qui va demander des pours, à votre avis? :)

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(1) Wikipédia

dimanche 4 janvier 2015

Entendu — no 30 : de la mauvaise prononciation et des jeux de mots douteux

Quand : Le samedi 3 janvier 2015, à 18 h 05
Où : Au Téléjournal de 18 h, à Radio-Canada
Contexte :
Jean Boileau, de la Ville de Gatineau, qu’on interroge à propos du mauvais temps à venir dans l’est du Canada.

« C’est le coptail [sic] qui se mélange à tout ça, c’est davantage ça qui faut, qui devient [sic] compliquer le travail de nos équipes, avec la neige, le verglas, la pluie […] »

Et vous, avez-vous bu de bons coptails [sic] durant le temps des Fêtes? Pas trop forts en alcool, j’espère, parce que les policiers pourraient faire la queue [!] pour vous arrêter…! ;)

dimanche 28 décembre 2014

Entendu — no 29 : des néologismes de mauvais aloi (bis)

Quand : Le samedi 20 décembre 2014, à 18 h 10
Où : Au Téléjournal de 18 h, à Radio-Canada
Contexte :
Reportage sur les 20 ans de la chaîne RDI (Réseau de l’information), et de l’influence que l’information en continu a eu sur la politique et les politiciens. L’avis de François Gendron, député du PQ [Parti québécois] dans Abitibi-Ouest :

« L’électorat, ou l’électeur, est beaucoup plus confusionné [sic], je suis convaincu que vous comprenez aussi. Pas par mauvaise foi; il y a trop de messages, il entend trop d’affaires. »

Pourquoi se contenter d’être confus, quand on peut plutôt être confusionné [sic]. C’est assurément être beaucoup plus mêlé, non? ;)

dimanche 21 décembre 2014

Entendu — no 28 : des néologismes de mauvais aloi

Quand : Le mardi 16 décembre 2014, à 18 h 47
Où : Au Téléjournal Grand Montréal de 18 h, à Radio-Canada
Contexte :
Interview avec Jean-Marc Vallée, à propos de son futur film sur Janis Joplin. Il raconte qu’ils sont allés fouiller dans les vêtements et bijoux de la chanteuse :

« Donc, on est en train, lentement mais sûrement, de s’immerser [sic], là t’sais, de s’imprégner de son univers. »

Une belle histoire d’immergion*, n’est-ce pas? ;)

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* [sic] aussi, bien entendu. Si immerger donne immersion, pourquoi ne pas imaginer qu’immerser [sic] donnerait immergion [sic]…?

dimanche 2 novembre 2014

Entendu — no 27 : de la mauvaise prononciation ou de la métathèse

Quand : Le 29 octobre 2014, à 18 h 05
Où : Au Téléjournal de 18 h, à Radio-Canada

Contexte :
Stéphane Bédard, chef de l’opposition officielle (Parti Québécois), en réponse aux questions quant aux possibles et probables conflits d’intérêts de Pierre Karl Péladeau comme député et propriétaire d’un empire médiatique :

« Y’a une affaire que est sûre, c’est que vous semblez obnibulés. »

Ce type d’erreur où des phonèmes sont intervertis à l’intérieur d’un même mot s’appelle une métathèse.

« La métathèse (du grec μετάθησις metáthêsis, “permutation”) est une modification phonétique de la famille des métaplasmes(a) impliquant un échange plus ou moins important entre deux phonèmes en contact ou proches. »(1)

On donne d’ailleurs parmi les explications de la métathèse : « déformation par méconnaissance du lexique, souvent liée à l'étymologie populaire (aréopage prononcé *aéropage, sur le modèle d’aéroport, *infractus pour infarctus, par analogie avec infraction) »(1).

Ainsi, le terme correct est obnubilé, plutôt que *obnibulé.

…Mais je vous ferez un aveu : j’ai moi-même longtemps cru (dans mon « jeune » temps) qu’il fallait prononcer *obnibulé. Ne le dites surtout à personne! ;)

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(a) Métaplasme : « En rhétorique, on nomme métaplasme toute modification phonétique ou morphologique qui altère l'intégrité d'un mot par addition, suppression, substitution ou permutation […] d'unités (phonétiques ou morphologiques). »(2)
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(1) Wikipedia
(2) Wikipedia

Autre source à consulter :
Banque de dépannage linguistique de l’Office québécois de la langue française

dimanche 12 octobre 2014

Entendu — no 26 : de la multiplication des pataquès

Quand : Le dimanche 12 octobre 2014.
Où : Sur les ondes de Radio-Canada, au Téléjournal de 18 h.

1er contexte :
Pascale Nadeau discute, en direct, avec le reporter qui fait état de congestion importante sur le pont Jacques-Cartier.

« Bon, est-ce qu’on peut espérer bientôt un retour à la normale malgré l’accident qu’il y a eu t’un peu plus tôt? »

J’oubliais… le féminin du participe passé d’avoir, c’est eute [sic] : la formation que vous avez eute [resic]. Oui oui, bien sûr… :)

* * *

2e contexte :
On interview Pierre Vallée, de la Corporation des pilotes du Saint-Laurent Central, à propos de la sécurité du transport du pétrole par bateau sur le fleuve Saint-Laurent.

« Un grand z’avantage du système de pilotage canadien, c’est l’indépendance commerciale des pilotes. »

Idem pour les oiseaux : « Regarde le beau z’oiseau, là, dans l’arbre. »

* * *

Et un zeugme en bonus

Contexte : Toujours dans la bouche de monsieur Vallée.

« Si les normes de sécurité sont pas respectées, les pilotes hésiteront pas à procéder à un ancrage et de retarder le transit, même si y’a des répercussions commerciales associées à cette décision-là. »

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Un faste Téléjournal, ce soir, comme vous pouvez voir (et comme j’ai pu entendre). :)

dimanche 29 avril 2012

Entendu – no 25

Quand : Le samedi 28 avril 2012.
Où : Sur les ondes de Radio-Canada, au Téléjournal de 18h.
Contexte : Dans une discussion entre Pascale Nadeau et le reporter Louis-Philippe Ouimet, à propos des manifestations étudiantes, Pascale Nadeau demande :

«Les manifestations se poursuivent de plus en plus bel. Il y en aura d’autres ce soir aussi?»

Quand ça continue «vraiment beaucoup»! ...Un beau mélange entre de plus en plus et de plus bel.

dimanche 26 février 2012

Entendu – no 24

Quand : Le jeudi 23 février 2012, vers 17h20.
Où : Dans le train de banlieue.
Contexte : Deux passagers à côté de moi discutent de la compagnie pour laquelle ils travaillent.

«Ils veulent revanter l’image de la compagnie.»

D’abord, le verbe revanter n’existe pas. Mais, même au sens plausible de «vanter de nouveau», le mot ne convient toujours pas au contexte.

Mon voisin aura plutôt voulu dire : «Ils veulent revamper l’image de la compagnie.»

Toutefois, je découvre aujourd’hui avec surprise que le verbe revamper est introuvable dans les dictionnaires! C’est la banque de dépannage linguistique qui m’aidera à élucider ce mystère :
Revamper est un emprunt hybride créé à partir du verbe anglais to revamp, qui signifie «changer, réparer, rénover, améliorer». De nombreux verbes français peuvent remplacer cet anglicisme, selon le contexte. Lorsqu'on parle d'objets, de pièces ou d'immeubles, on peut employer les verbes rénover, remodeler, retoucher, retaper, refaçonner ou la locution remettre à neuf. Lorsqu'on veut insister sur la nouveauté, on peut préférer renouveler, rajeunir, rafraîchir ou moderniser. Lorsqu'on parle d'une entreprise ou d'un organisme, on peut utiliser restructurer ou réorganiser. Il est également possible de remplacer revamper par modifier, remanier ou encore, dans certains contextes, par les expressions refaire une beauté, donner un style nouveau.(1)
Voilà un Entendu qui aura été instructif.

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(1) Banque de dépannage linguistique de l’Office québécois de la langue française

dimanche 25 décembre 2011

Entendu – no 23

Quand : Le jeudi 22 décembre 2011.
Où : À la Place-des-Arts, au sortir d’un concert de musique.
Contexte : En attendant l’artiste pour des autographes, un homme à côté de moi éternue. Sa blonde de lui dire :

«Apitchou? … Joyeux tchou!»

Moi qui ai un faible pour l’esprit de bottine, les jeux de mots douteux et les traductions littérales, j’ai souri en riant intérieurement. Je partage donc cet amusement ici, pour les gens aussi geek que moi qui aiment ce genre d’humour, aussi peu nombreux soient-ils.

Joyeux Noël!

dimanche 18 décembre 2011

Entendu – no 22

Quand : Le 2 décembre 2011, à 18h37.
Où : Au Téléjournal Grand Montréal, sur les ondes de Radio-Canada.
Contexte : L’animateur Patrice Roy, à propos des effets de l’intimidation.

«C’est décuplé à la puissance 10.»

DÉCUPLER
«v. tr., intr. 1. Multiplier par dix. 2. (FIG.) Augmenter considérablement.»(1)

C’est donc ici multiplié par 10 000 000 000…!

En fait, à mon avis, il s’agit plutôt là d’un beau simili-pléonasme : «c’est décuplé» OU «c’est multiplié à la puissance 10» (qui, mathématiquement, ne sont évidemment pas équivalents; mais qui, dans un usage langagier figuré, rendent la même idée de «augmenter considérablement»).

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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]

dimanche 6 novembre 2011

Entendu – no 21

Quand : Le 29 septembre 2011.
Où : À l’émission Fidèles au poste présentée sur les ondes de TVA, à 21h.
Contexte : L’animateur présente des archives d’anciennes émissions auxquelles ont participé ses invités. On rediffuse ici quelques extraits de l’émission Je regarde, moi non plus, diffusée de 2001 à 2003, où Varda Étienne devait tester des gadgets sexuels pour pouvoir les commenter.

«Je courais partout dans la maison, je faisais le tour… marathon, j’étais plus capable, …des bouées de chaleur, j’en pouvais plus!»

Un dernier petit conseil alors : n’oubliez pas vos bouffées de sauvetage lorsque vous irez en bateau la prochaine fois! :)

dimanche 30 octobre 2011

Entendu – no 20

Quand : Le 17 octobre 2011.
Où : Sur les ondes de LCN, Le canal nouvelles.
Contexte : Concernant une contamination de sang dans une clinique d’Ottawa, le journaliste Jean-François Guérin a dit ce qui suit.

«Des patients pourraient avoir été infestés avec le virus du VIH.»

INFESTÉ
«v. tr. 1. (VX) Ravager, attaquer (en parlant de malfaiteurs). 2. Envahir, dévaster (en parlant d’insectes, d’animaux, de plantes nuisibles).
NOTE. Ne pas confondre avec le verbe infecter, contaminer.»(1)

Monsieur Guérin aurait en effet mieux fait de dire ici : «Des patients pourraient avoir été infectés avec le virus du VIH.»

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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]

dimanche 23 octobre 2011

Entendu – no 19

Quand : Le 16 septembre 2011.
Où : Sur les ondes de Radio-Canada, dans l’émission 75 ans et toujours jeune, diffusée à 21h.
Contexte : Pascale Nadeau fait la narration historique à propos de différentes émissions diffusées à Radio-Canada, et parle ici du Survenant.

«L’étranger, qui n’a pas l’habitude de traîner en chemin, s’installera à l’antenne de Radio-Canada pour cent cinquante-hui’ z’épisodes.»

Pour une narration enregistrée à l’avance par une lectrice de nouvelles exprérimentée, je suis franchement déçue, et vaguement outrée de pareil pataquès.

PATAQUÈS
«n. m. 1. Mauvaise liaison entre deux mots. → cuir. Faire un pataquès, en substituant, par exemple, un s à un t final, ou réciproquement. ◊ PAR EXT. Faute grossière de langage. 2. Situation embrouillée. – Gaffe grossière, impair.»(1)

«Étymologie : Déformation de la phrase ‘‘Je ne sais pas [t’] à qui est-ce’’, devenue ‘‘Je ne sais pataquès’’.»(2)

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(1) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]
(2) Wiktionnaire

dimanche 9 octobre 2011

Entendu – no 18

Quand : Le dimanche 2 octobre 2011, vers 21h.
Où : À l’émission Tout le monde en parle, sur les ondes de Radio-Canada.
Contexte : Lise Watier, invitée, parle du fait que sa compagnie de cosmétiques a été la première, il y a plusieurs années, à lancer une ligne de produits à base d’aloe vera.

«Moi je vivais au Mexique, à l’époque, avant de me lancer dans les cosmétiques; et à chaque fois que quelqu’un se brûle, ou à chaque fois qu’un homme perd ses cheveux, ou qu’on a un coup de soleil, tout le monde allait chercher le gel de la plante, et les Mexicains s’induisaient les cheveux de ce gel-là; supposément, c’était bon pour les cheveux…»
INDUIRE
«v. tr. 1. (VX) Inciter, pousser à. 2. Conclure par induction. 3. Être la cause de, avoir pour effet.»(1)
«v. tr. 1. VIEILLI Amener, encourager à (qqch., faire qqch.). → conduire, convier, engager, inciter, inviter, porter, pousser. 2. Trouver par l’induction. → conclure, inférer. 3. PHYS. Soumettre aux effets de l’induction.»(2)
Madame Watier aura plutôt voulu dire : «les Mexicains s’enduisaient les cheveux de ce gel-là». De forme similaire, certes, mais de sens bien différent, toutefois.
ENDUIRE
«v. tr. Recouvrir une surface d’en enduit, d’une préparation relativement liquide. Enduire de gel ses cheveux.»(1)
«v. tr. Recouvrir (une surface) d’une matière plus ou moins molle qui l’imprègne. → couvrir.»(2)
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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]

dimanche 2 octobre 2011

Entendu – no 17

Quand : Le samedi 24 septembre 2011, en matinée.
Où : Sur les ondes de LCN, Le canal nouvelles.
Contexte : La journaliste du reportage parle des photos et des vidéos qui auraient été prises de débris d’un satellite qui se seraient écrasés en Alberta.

«Il est très difficile de décerner* quoi que ce soit.»

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* La journaliste aura bien évidemment voulu dire discerner.

samedi 24 septembre 2011

Entendu – no 16

Quand : Le samedi 10 septembre 2011, vers 20h.
Où : À l’épicerie de mon quartier, dans le Vieux-Longueuil.
Contexte : Dans la section des fruits, j’entends près de moi une cliente saluer le commis, et j’en déduis qu’ils parlent de la température qui s’est brusquement rafraîchie (passée des 30º à 18-20º), parce que voici ce que le commis lui répond :

«Ah ouin. L’évanescence de l’été, c’est toujours déprimant.»

En voilà un qui pourrait avoir pris trop au pied de la lettre mes billets Le mot nouveau du mardi, sans porter attention aux marques d’usage…

ÉVANESCENCE
«n. f. (LITT.) Caractère de ce qui est évanescent.»(1)

ÉVANESCENT
«adj. (LITT.) Fugitif, qui s’efface peu à peu.»(1)
«adj. LITTÉR. Qui s’amoindrit et disparaît graduellement. → fugitif. ◊ CONTR. Durable.»(2)

En soi, la phrase n’a donc rien de sémantiquement fautif. Ni même grammaticalement. Mais utiliser des termes littéraires pour faire la conversation sur la température dans une allée d’épicerie, ça a quelque chose de vaguement incongru, à mon avis, limite pédant même. Mais bon, ce n’est que mon avis, en somme. Ça m’a finalement foncièrement amusée.

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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]

samedi 17 septembre 2011

Entendu – no 15

Quand : Le dimanche 28 août 2011, vers 18h50.
Où : Sur les ondes de Météomédia.
Contexte : Patrick de Bellefeuille commente les conditions météo causées par la tempête tropicale Irène, plus particulièrement les accumulations d’eau sur les routes.

«Il faudra faire attention au risque d’aquaplanning*.»

Nouvelle définition d’aquaplanning : Quand on organise son horaire en fonction de l’eau, de la pluie. :)

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* Patrick de Bellefeuille aura plutôt voulu parler d’aquaplanage** : «Perte d’adhérence d’une automobile sur une chaussée glissante.»(1)
** Zut! Après vérification dans le Multidictionnaire(1), aquaplaning (avec un seul n toutefois) est un synonyme accepté d’aquaplanage. Ça tue mon gag. :( Bah, au moins j’aurai appris un nouveau mot! :) Et vous?
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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]

samedi 10 septembre 2011

Entendu – no 14

Quand : Le 24 février 2011, en soirée.
Où : À l’émission Fidèles au poste, à TVA.
Contexte : À titre d'invitée, Ginette Reno raconte ses nombreuses participations à l’émission Jeunesse d’aujourd’hui.

«Si y’avait une…, mettons, une chanteuse qui pouvait pas euh… elle était… entk, elle était malade, bon; y v’naient m’chercher au Café provincial sur…, dans c’temps-là c’tait Dorchester et Saint-Hubert, pis y v’naient pis euh…, j’chantais moi, tusuite, à brûle sur point.»

Éric Salvail (l’animateur) a toutefois repris ses mots, en prenant soin de dire «à brûle-pourpoint».

BRÛLE-POURPOINT (À)
«loc. adv. Brusquement. SYN. abruptement; tout à coup.»(1)
«1. VX À bout portant. 2. FIG. et MOD. Sans préparation, brusquement. → abruptement.»(2)

Merci Éric.

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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]

samedi 3 septembre 2011

Entendu – no 13

Quand : En mai dernier.
Où : À Tout le monde en parle, les meilleurs moments, à Radio-Canada.
Contexte : Lise Dion parle de son récent livre racontant l’histoire de sa mère adoptive qui a vécu en France pendant la deuxième guerre mondiale.

«Je pense pas que les dirigeantes pensaient que les Canadiennes se feraient arrêter juste parce qu’elles étaient des sujets britanniques, t’sais. C’est ça l’aberrance. C’est qu’elle a perdu six ans de sa vie : cinq ans en camp de concentration, un an à l’hôpital, sans procès, juste parce qu’elle était sujet britannique.»

J’ai cherché aberrance dans le dictionnaire :

ABERRANCE
«n. f. Propriété d’une valeur qui s’écarte considérablement de la moyenne. NOTE. Ne pas confondre avec aberration, déviation du bon sens.»(1)
«SC. Dans un ensemble d’observations, Caractère d’une grandeur qui s’écarte beaucoup de la valeur moyenne.»(2)

Nos artistes ne semblent plus savoir s’exprimer. Une vraie aberrance (sic)!

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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [ROBERT, Paul (2004). Le nouveau Petit Robert. Paris.]

samedi 27 août 2011

Entendu – no 12

Quand : Le 15 août 2011, vers 18h05.
Où : Au Téléjournal de Radio-Canada.
Contexte : Propos d’Yves Bolduc, ministre de la santé, lors d’un reportage concernant les attentes de plus de 48 heures dans les urgences de Montréal.

«Il faut relativer* les choses.»

Est-ce ça, «l’art d’économiser ses mots»? En en tronquant des syllabes?

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* Le ministre aura plutôt voulu dire : «Il faut relativiser les choses.»