lundi 30 avril 2012
Recyclage de slogan
Qui d’entre vous se rappelle que le slogan «Pour le meilleur et pour le prix» était, jadis, celui du détergent à lessive Sunlight? (Malheureusement, je n’ai réussi à trouver aucune preuve de mon souvenir…)
Je trouve quand même étrange qu’on réutilise ainsi un slogan qui a été si populaire. Bévue de marketing?
dimanche 29 avril 2012
Entendu – no 25
Quand : Le samedi 28 avril 2012.
Où : Sur les ondes de Radio-Canada, au Téléjournal de 18h.
Contexte : Dans une discussion entre Pascale Nadeau et le reporter Louis-Philippe Ouimet, à propos des manifestations étudiantes, Pascale Nadeau demande :
«Les manifestations se poursuivent de plus en plus bel. Il y en aura d’autres ce soir aussi?»
Quand ça continue «vraiment beaucoup»! ...Un beau mélange entre de plus en plus et de plus bel.
Où : Sur les ondes de Radio-Canada, au Téléjournal de 18h.
Contexte : Dans une discussion entre Pascale Nadeau et le reporter Louis-Philippe Ouimet, à propos des manifestations étudiantes, Pascale Nadeau demande :
«Les manifestations se poursuivent de plus en plus bel. Il y en aura d’autres ce soir aussi?»
Quand ça continue «vraiment beaucoup»! ...Un beau mélange entre de plus en plus et de plus bel.
samedi 28 avril 2012
Le mot nouveau du samedi
Contexte :
«Les onomatopées étaient censées représenter les fredons decontractés des joueurs de jazz marquant le rythme : ‘‘dza, zou, dza, zou!’’…»(1)
FREDON
«Nom commun masculin (Vieilli) Espèce de roulement et de tremblement de voix dans le chant.»(2)
«subst. masc. [1.] Vx. Ornement mélodique improvisé par le chanteur pour agrémenter le chant. […] (Quasi-)synon. roulade. P. anal. Chanson, refrain de chanson. […] [2.] Air chanté à mi-voix, sans articuler les paroles[.] P. ext. Son, bruit indistinct. […]»(3)
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(1) [DUNETON, Claude (2005). Au plaisir des mots. Éditions Denoël, Paris, p. 87.]
(2) Wiktionnaire
(3) Trésor de la langue française informatisé, sur le site Centre national de ressources textuelles et lexicales; sous l’entrée «fredon»
«Les onomatopées étaient censées représenter les fredons decontractés des joueurs de jazz marquant le rythme : ‘‘dza, zou, dza, zou!’’…»(1)
FREDON
«Nom commun masculin (Vieilli) Espèce de roulement et de tremblement de voix dans le chant.»(2)
«subst. masc. [1.] Vx. Ornement mélodique improvisé par le chanteur pour agrémenter le chant. […] (Quasi-)synon. roulade. P. anal. Chanson, refrain de chanson. […] [2.] Air chanté à mi-voix, sans articuler les paroles[.] P. ext. Son, bruit indistinct. […]»(3)
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(1) [DUNETON, Claude (2005). Au plaisir des mots. Éditions Denoël, Paris, p. 87.]
(2) Wiktionnaire
(3) Trésor de la langue française informatisé, sur le site Centre national de ressources textuelles et lexicales; sous l’entrée «fredon»
vendredi 27 avril 2012
Diapositive, impôt et ponte
Parce que c’en est la saison et qu’on est à quelques jours de la date limite pour remettre notre déclaration, je me suis demandé quelle était l’étymologie du mot impôt. Vous serez sûrement, comme moi, surpris d’en découvrir l’origine!
Ainsi, vous vous en douterez, cette racine latine nous a donné de nombreux mots, dont, entre autres, ceux-ci :
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* Les formes précédées par un astérisque sont des formes reconstituées (non attestées dans les textes).
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(1) [PICOCHE, Jacqueline (2008). Dictionnaire étymologique du français. Dictionnaires Le Robert, Paris.]
PONDRE famille du latin sinere, sinus qui a pris à l’époque classique le sens de «permettre», mais signifiait à l’origine «laisser, placer», sens conservéPondre est donc issu du sens «‘‘déposer ses œufs (en parlant des oiseaux)’’; éliminé par poser au sens général : ponĕre; l’expression ponere ova est déjà attestée au Ier [siècle]»(1).
1) dans le participe passé employé comme adj. situs «placé», le subst. situs, -ūs «situation», d’où le bas latin situatus et latin médiéval situare
2) le composé desinere «laisser là, cesser, finir»
3) le composé ponere (issu de *po-sinere), positus «poser, déposer», d’où positio, -onis «action de mettre en place», «position», auquel se rattachent plusieurs verbes préfixés, ainsi que leurs dérivés en -positus, -positio : anteponere «placer devant»; apponere «placer auprès de»; componere «placer ensemble, concerter»; deponere «déposer, mettre à terre»; disponere «placer en séparant», «mettre en ordre»; exponere «mettre dehors», «mettre en vue»; imponere «placer sur», «donner une charge à quelqu’un», «lui faire endosser un mensonge», d’où bas latin impostor et impostura «imposteur» et «imposture»; interponere «placer entre»; post-ponere «placer après»; praeponere «placer devant», «mettre à la tête de»; proponere «placer devant les yeux, exposer», «annoncer»; superponere «placer sur»; supponere «mettre dessous», «substituer».(1)
Ainsi, vous vous en douterez, cette racine latine nous a donné de nombreux mots, dont, entre autres, ceux-ci :
- pondre, ponter («déposer sa mise, au jeu»), compote («choses mises ensemble», «mélange»), prévôt («préposé»), suppôt («placé sous les ordres de, subalterne»), impôt («(charge) imposée»), dépôt («chose déposé»);L’image qu’on peut construire en liant les mots pondre et impôt est, ma foi, plutôt incongrue, certes. Par contre, l’origine métaphorique du postillon fait quant à elle sourire. Tout est ici question de simple «position» après tout, non? :)
- poste («relais de chevaux» et «courrier du roi»), postillon («cocher de la poste», par métaphore «goutte de salive envoyée en avant»), postiche, posture («position»), composteur;
- exponentiel, disponible;
- apposer, composer («assembler», «trouver un accomodement», «écrire de la musique»), déposer, disposer, exposer, imposer («taxer», «imputer» et «prescrire», puis «impressionner, commander le respect»), imposteur, opposer, proposer («projeter», «exposer»), entreposer, transposer, position, diapositive, supposer («faire une hypothèse»), préposer, postposer, superposition, juxtaposition (de juxta «à côté» et positio);
- situer, désinence (visiblement issu du sens mentionné en 2) ci-dessus), site (de situs).(1)
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* Les formes précédées par un astérisque sont des formes reconstituées (non attestées dans les textes).
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(1) [PICOCHE, Jacqueline (2008). Dictionnaire étymologique du français. Dictionnaires Le Robert, Paris.]
jeudi 26 avril 2012
La faute du jeudi – catégorie ‘grammaire’
ADJECTIFS DE COULEURJAUNE
1. Les adjectifs de couleur simples s’accordent en genre et en nombre : alezan, beige, blanc, bleu, châtain, cramoisi, écarlate, fauve, glauque, gris, incarnat, jaune, mauve, noir, pers, pourpre, rose, rouge, roux, vermeil, vert, violet…
2. Les adjectifs dérivant d’adjectifs ou de noms de couleur s’accordent en genre et en nombre : basané, blanchâtre, cuivré, doré, mordoré, noiraud, olivâtre, orangé, rosé, rougeaud, rouquin, rubicond, verdoyant, violacé…
3. Les adjectifs composés sont invariables : arc-en-ciel, bleu foncé, bleu horizon, […]
4. Les noms simples ou composés exployés comme adjectifs pour désigner une couleur sont invariables : abricot, absinthe, acajou, acier, agate, […](1)
«adj. et n. m. et f.
ADJECTIF DE COULEUR
Qui est de la couleur du citron, de l’or. […]
NOTE GRAMMATICALE Employé seul, l’adjectif s’accorde; employé avec un nom ou un autre adjectif, il est invariable. Des chapeaux jaune orange, jaune maïs, jaune pâle. […]»(2)
CORRECTION
ÉTIQUETTES* JAUNES
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N. B. Si vous sortez votre loupe, vous apercevrez au bas de l’affiche, en tout petit, la phrase suivante : «S’applique uniquement aux articles avec étiquettes jaunes.» Beau manque de cohérence et d’uniformité, vous ne trouvez pas? :)
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* À noter qu’on devrait retrouver l’accent aigu sur l’e initial d’étiquette, même s’il est écrit en majuscules.
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(1) [DE VILLERS, Marie-Éva (2003). La nouvelle grammaire en tableaux, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
(2) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]
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