lundi 19 juillet 2010

Description de tâches limitée


À Montréal, il semble que l’ouvrier qui installe les nouvelles pancartes de rues ne soit pas payé pour aussi enlever les anciennes. Il n’est payé que pour : 1- INSTALLER des pancartes, 2- poser du ruban adhésif noir sur le nom de l’ancienne pancarte. Ma foi c’est presque joli (*ton ironique*)!

Réjouissons-nous toutefois : l’ouvrier payé pour ôter les pancartes n’est au moins pas passé pas par là AVANT l’ouvrier qui les pose! C’est déjà ça.

vendredi 16 juillet 2010

Un fait caché de la ville de Montréal


J’ai appris quelque chose de fort instructif, récemment, que j’ignorais et que j’ai envie de partager.

Saviez-vous que le pan de rue René-Lévesque situé entre les rues University et Mansfield n’est pas une rue ordinaire mais bien… un pont? Oui oui, un pont! Il semble que ça soit vide sous cette route et qu’on y ait construit un pont.

Ça explique les joints dans la route (comme ceux qu’on voit sur le pont Champlain, par exemple), qui permettent à la structure métallique sous l’asphalte de mieux réagir aux variations de température. Une route «normale» ne présente pas de tels joints, parce qu’elle n’en a simplement pas besoin.

Ça explique aussi pourquoi le sol tremble autant sous mes pieds lorsque j’attends pour traverser le boulevard, chaque matin et chaque soir. Seul un pont pourrait vibrer de la sorte, et non une route ordinaire.

mercredi 14 juillet 2010

Chronique d’une mort annoncée (et capsule récursive)

J’ai récemment entendu l’expression «prendre la poudre d’escampette» et je me suis demandé : utilise-t-on jamais le mot escampette ailleurs que dans cette expression figée? Est-il possible et concevable qu’un mot français ne soit utilisé qu’à un seul et même usage? Gaspillage, non? J’ai donc voulu sonder nos dictionnaires pour trouver le sens exact d’escampette et pour tenter de trouver si et comment on pouvait l’utiliser autrement qu’avec sa poudre.


ESCAMPETTE

Petit Robert
«n.f. – 1688; de escamper (fin XIVe)
VX [Vieux] Fuite. LOC. «Prendre l’escampette» (Furetière). MOD. [Moderne] Prendre la poudre d’escampette : s’enfuir, déguerpir. «Voulant te fuir […] J’ai pris, l’un de ces derniers jours, La poudre d’escampette» (Verlaine).»(1)

Larousse
«n.f. (de l’anc. fr. escamper, s’enfuir). Fam. Prendre la poudre d’escampette : partir sans demander son reste.»(2)


Le Robert nous permet ainsi d’utiliser escampette pour remplacer fuite, même s’il qualifie cet usage de «vieilli». Voilà un pas dans la bonne direction. On peut dorénavant dire, si on veut ajouter un peu de style à notre élocution : «le voleur a pris l’escampette» plutôt que «le voleur a pris la fuite». Admettez que ça fait «class», non? «Geek», plutôt? Somme toute, il semble que ça ne soit pas très contemporain.

Déçue du si peu de latitude que nous accorde escampette (il n’est pas exactement tentant d’utiliser un mot jugé «vieilli» {sauf, peut-être, par pur amusement lexical, pour les amoureux de la langue que nous sommes}), je me suis alors emballée à l’idée d’utiliser le verbe escamper (ma foi fort joli), que je ne connaissais pas encore et duquel est issu escampette. Mais mon emballement fut de bien courte durée, lorsque je m’attardai enfin aux notes «(fin XVIe(1) et «de l’anc. fr.»(2). *Interminable soupir* Rien à tirer de ce côté-là non plus alors : impossible de rescaper(a) escamper (ouh! je fais des allitérations sans le vouloir) dans notre vocabulaire, puisque escamper est malheureusement mort et enterré : il n’apparaît plus dans nos dictionnaires actuels. Diantre! Quelle déception!

Il appert donc qu’escampette est bel et bien enchaîné à sa poudre, ce qui me fait malheureusement craindre, selon le sort réservé aux mots peu usités, sa mort prochaine. Quel dommage… Il semble toutefois que ce soit le lot des langues vivantes : des mots naissent, d’autres meurent. Mais voyons plutôt ça d’un œil positif : cette «sélection lexicale naturelle» a l’avantage de nous épargner des dictionnaires en plusieurs tomes!

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(a) Oups! En voulant vérifier la grammaticalité de ma phrase concernant «rescaper […] dans notre vocabulaire» (valait-il mieux dire «rescaper […] à notre vocabulaire»?), j’ai tout à coup découvert que rescaper, le verbe, n’existe pas! Seul l’adjectif rescapé apparaît au dictionnaire!(b) *bouche bée* Me voilà donc à créer des capsules récursives (des mini-capsules à l’intérieur de plus grandes) presque à mon insu! Amusant non? Et doublement instructif, surtout. :)

(b) Je dois déjà amender mes propos : après vérification au Multidictionnaire(3), notre délicieux dictionnaire québécois, rescaper existe et signifie : «Sauver quelqu’un, le faire échapper à un danger, à une situation périlleuse.»(3)
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(1) [Le nouveau Petit Robert, édition 2004. Paris.]
(2) [Le Petit Larousse illustré, édition 1996. Paris.]
(3) [DE VILLERS, Marie-Éva (2007). Multidictionnaire de la langue française, 4e édition. Éditions Québec Amérique inc.]

lundi 12 juillet 2010

Trouvez l'erreur


Ça vous a frappé ou pas?

Si vous aviez un proche qui était daltonien, vous auriez déjà contacté la SAAQ pour vous plaindre.

Si vous étiez daltonien, vous n'auriez rien remarqué.

...ou alors, vous auriez contacté la SAAQ pour qu'ils vous indemnisent... à cause de votre accident lorsque vous avez brûlé un feu rouge... que vous croyiez vert.

Par contre, si vous observez bien la photo, vous remarquerez que la SAAQ a quand même pris la peine d'installer des dispositifs sonores pour non-voyants (pour les aider à traverser la rue). On ne pourra donc pas la taxer de discrimination.

Zut alors.

jeudi 8 juillet 2010

1er post

Ceci est un test, livré pour vous.